Les meilleures options pour acheter du platine en toute confiance

Les prix du platine ont touché leur plus bas niveau depuis cinq ans. Ce recul s’explique principalement par le ralentissement économique chinois et par des interrogations sur l’évolution de la demande industrielle, qui semblent s’apaiser. Résultat, ce métal précieux se négocie aujourd’hui à des tarifs rarement observés. Le graphique de Nick Laird, qui retrace l’évolution du platine sur plusieurs décennies, ne laisse pas place au doute : la période actuelle n’a rien d’une envolée des prix.

Les cinq dernières années ont mis le platine à rude épreuve. Utilisé notamment dans les pots d’échappement automobiles, ce métal a connu une succession de crises. Après des grèves historiques en Afrique du Sud, l’extraction avait repris son cours. Mais la croissance au ralenti en Chine a précipité le prix du platine vers une chute brutale, atteignant près de 30% de baisse. Face à cette pression, Lonmin, quatrième producteur mondial, a supprimé plus d’un cinquième de ses effectifs. Le prix de l’once a plongé de 9,4 %, tombant à 913,91 dollars, franchissant la barre symbolique des 1 000 dollars pour la première fois depuis 2006. Anglo American a, de son côté, annoncé la suppression de 6 000 emplois avant 2018. Ce qui pèse sur le marché, ce sont d’abord les prévisions en berne des ventes automobiles chinoises : la Chine représente près de 38% de la demande mondiale de platine. Contrairement à l’or, ce métal précieux réagit directement à la baisse de la consommation. Pourtant, d’après le dernier « Metals and Mining Review » de HSBC, la tendance pourrait s’inverser, avec une reprise de la demande et des prix dès cette année et pour 2018.

En six ans, le cours du platine s’est effondré, passant de 1 550 à 925 dollars l’once. Les autres métaux précieux n’ont pas été épargnés. Malgré tout, le rapport HSBC envisage un redressement, porté avant tout par une réduction de la production minière. Toujours selon leurs analystes, le secteur automobile devrait jouer un rôle moteur dans la demande mondiale. Le regain de la production automobile en Europe devrait soutenir ce mouvement. HSBC table sur une hausse de la demande de platine de 7,4% en 2018, notamment en Europe, en Chine et en Inde.

La filière pourrait rapidement se retrouver confrontée à une chute massive de la production, de l’ordre de 750 000 onces, ce qui risquerait de tendre brutalement le marché. Dans ce contexte, une remontée marquée des prix apparaît probable.

Le dynamisme de la filière russe

Si l’on se penche sur les chiffres de l’US Geological Survey, la Russie s’est hissée au fil des années parmi les acteurs majeurs de la production de platine. Elle occupe désormais la seconde place mondiale, avec 26 000 kg extraits récemment, un volume proche de celui de l’Afrique du Sud, leader du secteur avec 28 000 kg. Des gisements ont récemment été découverts dans les zones alluviales de l’extrême est et dans l’Oural. D’après ce même rapport, la production russe devrait connaître une progression marquée, avec une hausse annoncée de 9 000 kg.

Pour mieux comprendre ce dynamisme, voici les trois entreprises qui tirent la production vers le haut :

  • Norilsk Nickel exploite des mines situées à Taïmyr et Kola, où le platine apparaît comme sous-produit de l’extraction de cuivre et de nickel.
  • Platinum PLC se spécialise dans l’exploration, l’extraction, la production et le raffinage du platine au sein du groupe PGM. L’entreprise a dépassé le cap des 121 336 onces produites.
  • Eurasia Mining PLC, basée à Londres, mène depuis quinze ans des projets sur des gisements fluviaux de l’ouest de Kytlim et sur la péninsule de Kola.

Entre tensions du marché, regain attendu de la demande et montée en puissance des producteurs russes, le platine s’apprête à écrire un nouveau chapitre. À surveiller : le moment où la courbe du prix remontera, et avec elle, peut-être, la confiance des investisseurs.

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