Une épilation ne se contente pas de retirer les poils, elle vient parfois réveiller un autre invité indésirable : les boutons post-épilation. Entre inflammation et infection, la peau réagit, et il n’est pas rare de voir apparaître ces petits kystes, aussi appelés poils incarnés. Mais avant de baisser les bras, il existe des gestes simples et naturels pour prévenir et apaiser ces désagréments, retrouver une peau nette et dire adieu aux imperfections tenaces.
Qu’est-ce qu’un poil incarné ?
Le poil incarné, c’est ce cheveu rebelle qui décide de pousser de travers, sous la peau, plutôt que de sortir à la surface. Résultat : rougeur, douleur, parfois une zone enflée qui peut s’infecter et former un petit kyste. Ces poils récalcitrants se retrouvent principalement sur les jambes et le maillot, surtout chez celles et ceux dont les poils sont bouclés, ou lorsque la peau est sèche ou épaisse. L’épilation, si elle ne respecte pas le sens de la pousse du poil, accentue le phénomène. Il faut rester vigilant : si un poil incarné ne disparaît pas malgré des soins minutieux, mieux vaut consulter un médecin.
Comment prévenir la formation de poils incarnés et limiter naturellement la repousse ?
La qualité de la peau et la fréquence des poils incarnés sont étroitement liées à l’alimentation, au mode de vie, mais aussi aux soins que l’on accorde à son corps. Pour mettre toutes les chances de son côté, certains gestes simples s’imposent :
- Réaliser des gommages réguliers, deux fois par semaine, sur les zones à risque.
- Hydrater chaque jour les zones concernées, en utilisant si besoin des soins maison à base d’urée ou d’acide salicylique d’origine végétale.
- Apporter à la peau des nutriments via des huiles végétales, notamment celle de souchet, reconnue pour ses bienfaits cutanés.
L’huile végétale de souchet, une alliée discrète
Venue d’Afrique, l’huile de souchet est extraite d’un tubercule comestible, le Cyperus Esculentus. Elle a une teinte ambrée et un léger parfum de noisette ou d’amande, riche en oméga 9. Consommée comme huile de table, elle se distingue aussi en application locale : elle nourrit, assouplit la peau et améliore son élasticité. Utilisée de façon traditionnelle pour limiter la repousse et contrer les poils incarnés, elle se glisse facilement dans les soins quotidiens des jambes, seule ou accompagnée d’autres huiles végétales ou essentielles. Pour renforcer son action, on peut l’associer à quelques huiles essentielles reconnues :
- HE d’eucalyptus mentholé : antibactérienne, kératolytique, avec une note mentholée fraîche et épicée.
- HE de romarin à verbénone : favorise la régénération cutanée, lutte contre les infections, tout en apportant une touche florale et douce.
- HE de géranium Bourbon : spectre anti-infectieux large, anti-inflammatoire, astringent et cicatrisant, avec une odeur florale subtile, légèrement rosée.
Recette « Huile de soin douce pour les jambes et le maillot »
Propriétés : kératolytique, anti-infectieuse, anti-inflammatoire, cicatrisante, tonifiante, adoucissante et nourrissante
Pour quels besoins : éviter l’apparition des poils incarnés, soin à intégrer après chaque épilation
| HE eucalyptus mentholé | 40 gouttes |
| HE romarin à verbénone | 40 gouttes |
| HE géranium Bourbon | 80 gouttes |
| HV souchet | 30 ml |
| HV macadamia (compléter jusqu’à 100 ml) | qsp 100 ml |
Application : Mélangez les ingrédients, puis massez chaque jour jambes et maillot avec ce soin. Attendre 24h après l’épilation avant la première application.
Contre-indications : déconseillé aux femmes enceintes ou allaitantes (en dehors des huiles végétales pures), aux enfants, aux personnes épileptiques, atteintes de cancers hormono-dépendants, ayant des antécédents de mastose ou d’endométriose.
Traiter les poils incarnés avec des huiles essentielles et végétales
Quand le mal est fait, il s’agit de calmer l’inflammation et d’assainir la zone. L’association d’huiles essentielles ciblées s’avère particulièrement efficace, parfois en complément d’une application d’argile verte en cataplasme. Lavande aspic, clou de girofle et baume de copahu font partie des incontournables. L’huile végétale de calophylle, en plus de servir de support, apporte des vertus anti-infectieuses et anti-inflammatoires.
Poils incarnés : lavande aspic, clou de girofle, baume de copahu et calophylle, le quatuor gagnant
- HE lavande aspic : odeur marquée de lavande camphrée, propriétés anti-infectieuses, anti-inflammatoires, analgésiques et cicatrisantes. Sa richesse en cétone la rend aussi kératolytique.
- HE clou de girofle : senteur épicée puissante, action anti-infectieuse et anesthésiante très marquée.
- Baume de copahu : résine issue d’un grand arbre tropical, parfum balsamique, reconnu pour ses effets réparateurs et sa capacité à apaiser l’inflammation.
- HV calophylle inophyle : huile végétale vert foncé, odeur épicée, aussi appelée Tamanu en Polynésie. Idéale pour les peaux abîmées ou sujettes aux inflammations. Elle complète l’action des huiles essentielles, mais attention, elle est à éviter en cas de traitement anticoagulant.
Recette « Arrêtez les poils incarnés »
Propriétés : anti-infectieuses, anti-inflammatoires, kératolytiques, cicatrisantes et régénérantes
Pour quels besoins : poils incarnés, boutons enflammés ou infectés
| HE lavande aspic | 3 ml |
| HE clou de girofle | 1 ml |
| Baume de copahu | 2 ml |
| HV calophylle inophyle | 4 ml |
Comment utiliser : Mélanger dans un flacon de 10 ml en verre teinté. Appliquer une goutte sur chaque poil incarné, faire pénétrer doucement du bout du doigt, 4 à 6 fois par jour, pendant 2 à 3 jours.
Contre-indication : femmes enceintes ou allaitantes, enfants.
Au fil des rituels et des soins adaptés, la peau finit par retrouver sa douceur et sa netteté. L’épilation ne rime plus alors avec appréhension, mais avec confiance retrouvée. Reste à choisir la méthode qui vous correspond, et profiter enfin d’une peau qui ne trahit que votre attention envers elle.

